2019 tendances formation - Rise Up

À la veille de la nouvelle année, la question se pose : quelles seront les tendances en matière d’e-learning ?

En réalité, rien de révolutionnaire ou que l’on ne connaisse pas déjà. Pour autant, l’avènement de l’intelligence artificielle ne cesse de faire évoluer les pratiques digitales : les usages s’inversent et tendent vers une formation ultra personnalisée, parfaitement adaptée à chacun. Voici 6 tendances à prévoir dans le digital learning pour 2019.

 

Gamification 

S’il y a quelques années le terme de gamification n’était connu que par une poignée de « geeks », il est aujourd’hui devenu un point incontournable du digital. En bref, la gamification se définit par l’apport de codes liés à l’univers des jeux vidéos à de nouveaux secteurs qui n’étaient -a priori- pas concernés. Ces codes peuvent se traduire par des systèmes de points, de récompenses, un storytelling ludique, des challenges… La gamification désacralise le mythe de l’apprentissage ultra sérieux, scolaire et cadré instauré depuis toujours. D’après une étude menée par Gartner Research, 79% des participants pensent qu’ils seraient plus productifs et motivés si leur environnement d’apprentissage était plus ludique. De plus, la gamification augmenterait de 60% l’engagement, et de 43% la productivité des employés.

 

Réalité virtuelle & réalité augmentée

Vivre, c’est le mot adéquat pour évoquer la réalité virtuelle. Car oui, si tous les secteurs ne nécessitent pas de pareilles innovations pour se former, pour d’autres en revanche, il s’agit d’une véritable révolution. Lorsque nous parlions d’immersion concernant la gamification, elle n’était rien comparée au pouvoir de la réalité virtuelle : l’écran de notre casque devient notre monde, dans lequel tout est permis, des situations du quotidien aux plus farfelues.

La formation dispensée en réalité virtuelle est interactive à 360°. D’où l’intérêt de recréer des situations exceptionnelles, particulièrement pour les métiers physiques où les conditions dangereuses sont difficilement mises en pratique. Ainsi, en plus de limiter les risques, l’entreprise réalise des économies de temps et d’argent. En effet, l’usage du casque de réalité virtuelle se révèle finalement bien plus économique et rapide que le déploiement de matériel et formateurs. L’idée séduit d’ailleurs de nombreuses entreprises tous secteurs confondus, comme le sport, le commerce, l’ingénierie, la médecine… S’il y a quelques années, la plupart étaient réfractaires quant à son intégration, la réalité virtuelle est désormais sérieusement envisagée, par les grandes entreprises comme les PME.

Une autre technologie à laquelle s’intéressent de près entreprises et organismes de formation ; la réalité augmentée. A la différence de la réalité virtuelle, la réalité augmentée fusionne réel et virtuel. On pourrait prendre par exemple le jeu Pokémon Go, qui intégrait des éléments virtuels au sein de l’environnement du joueur. Globalement, RV et RA partagent le même objectif : mettre l’employé ou l’apprenti dans une situation X afin d’intégrer directement la mise en pratique et ainsi, augmenter les performances in fine.

 

Coté UX (expérience utilisateur)

Les 3B : Bon contenu, Bon moment, Bonne personne sont les maîtres mots pour désigner une plateforme à la “Netflix” : l’apprenant n’a accès qu’aux contenus susceptibles de l’intéresser. Cela permet d’une part, de simplifier l’interface en éliminant les éléments qui ne le concernent pas, mais aussi de personnaliser ses préférences au maximum. Autrefois, si l’apprenant devait s’adapter à la formation, par contraintes de temps, de lieu et d’horaires, la tendance s’est inversée ces dernières années, pour faire de l’apprenant le maître de sa formation.

Pourquoi c’est bien ? Parce que si l’apprenant décide lui-même quand, où et quelle formation il souhaite suivre, on augmente automatiquement sa motivation à ce moment précis, puisqu’il s’agit de son propre choix.

Quelles limites ? Se former durant son temps libre n’est pas inné chez tout le monde : si on laisse une liberté trop importante à l’apprenant, il y a le risque qu’il n’ait pas le réflexe de vouloir se former, et donc, que la formation soit caduque.

 

Rapid learning

Le rapid learning n’est pas nouveau : il s’est notamment développé avec le mobile learning, dans le but de produire rapidement du contenu, et permettre à l’apprenant “d’acquérir des compétences” instantanément. Globalement, cela se traduit par des modules e-learning de (très) courte durée, condensés pour ne proposer que l’essentiel. S’il faisait déjà partie des tendances observées en 2018, les modules réduiront davantage en 2019.

Pourquoi ? Tout d’abord, pour un soucis d’adaptabilité avec l’emploi du temps de l’apprenant. Nous avions déjà évoqué ce point notamment dans notre Livre Blanc sur le mobile learning : aujourd’hui, la formation doit s’adapter à celui qui la suit. Ainsi, des sessions e-learning courtes et condensées motivent davantage l’apprenant, parce qu’il sait qu’il peut suivre sa formation sur des temps libres courts, et qu’il pourra la terminer facilement, contrairement aux sessions e-learning plus longues, rarement finies.

De “rapid learning”, nous passons au “fast learning” : des modules de moins de 5 minutes, qui permettent de créer le contenu rapidement, et ainsi en produire davantage. Néanmoins, la pédagogie qui découle de ce genre d’apprentissage reste extrêmement limitée. En réalité, on ne peut pas parler de “formation”, mais simplement d’information ou de révisions. Il s’agira finalement d’incorporer ces sessions ultra-courtes en complément d’autres plus complètes, à distance ou en présentiel.

 

Adaptive learning

Méthode pédagogique en vogue depuis quelques temps, la tendance de l’adaptive learning tout comme le rapid learning se poursuit en 2019. Son but ? Prendre en compte les individualités de chaque apprenant en adaptant les parcours de formation en fonction des connaissances, des résultats, des préférences et des objectifs de chacun. Le but est aussi d’identifier les points faibles et les points forts de ceux-ci. L’adaptive learning, c’est aussi rendre in fine les parcours plus efficients grâce au paramétrage d’un algorithme intelligent : les étapes varient au fur et à mesure que l’apprenant se forme, pour un parcours adapté. Puisque chacun se forme à son rythme, l’efficacité de tels modules est plus importante. Les données sont analysées instantanément pour permettre d’adapter la formation directement.

Pourquoi c’est bien ? Parce que nous sommes tous différents, l’individualisation est de rigueur. Il est donc important que la formation soit en accord avec notre rythme.

Quelles limites ? La personnalisation a ses limites. N’oublions pas que l’algorithme n’est pas capable de faire preuve d’empathie ou de comprendre précisément ce qui bloque l’apprenant à telle ou telle étape de sa formation.

Classe virtuelle

Si le concept n’est pas nouveau (nous avions d’ailleurs écrit un article ici), les classes virtuelles tendent à se développer. À mi-chemin entre l’e-learning et le présentiel, la classe virtuelle permet de retrouver l’accompagnement et l’interaction du présentiel…. sans sortir de chez soi. Un moyen efficace de recréer l’ambiance et les méthodes pédagogiques d’une vraie classe, en mieux : les groupes sont plus petits, ce qui permet de privilégier un rapport de proximité avec le formateur. Pour autant, ne s’improvise pas formateur de classe virtuelle qui veut. Il est nécessaire d’apprendre à maîtriser l’outil au préalable et de prendre certains paramètres en compte avant de débuter chaque session. Il est aujourd’hui difficile de se passer du digital, quel que soit notre secteur : la classe virtuelle se veut le parfait mélange entre traditionnel et e-learning.

 

Et vous, êtes-vous déjà adepte de ces pratiques ?

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